Bonjour,

 

 

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Voici le makila de mon beau-père. 

 

 

 

Le makila est un symbole identitaire basque.

Autrefois, il était plus qu'un bâton de marche, il armait le bras des bergers

contre les loups mais aussi, les brigands.

Il a certainement été utilisé par les pélerins de Saint Jacques de Compostelle,

car un moine en a parlé dans un de ses livres écrit en 1134.

 

Maintenant, le makila est offert en cadeau de mariage, pour un jubilé

mais aussi aux visiteurs de marque. Des personnalités l'ont reçu ou commandé :

 Ch. de Gaulle, W. Churchill, R. Reagan et N. Mandela, etc ...

 

Les fabricants de makilas étaient nombreux autrefois, répartis dans tout le Pays Basque. Aujourd'hui, il n'en reste que deux : un à Bayonne et l'autre à Larressore.

 

A Larressore se trouve un petit atelier dont la devanture porte

le nom des fabricants : Ainciart - Bergara.

 Ch. Bergara perpétue la tradition familiale depuis la révolution, suite à des recherches généalogiques. La fabrique se trouve toujours dans la même maison depuis 1789.

 

La fabrication est très longue : Des branches de néfliers sont choisies dans les bois.

Au printemps, sur l'arbre, les tiges sont incisées à la main à l'aide d'un outil tranchant.

 Il faut attendre l'hiver pour couper les branches qui sont ramenées à l'atelier. Elles sont alors passées au four pour ôter l'écorce. Le dessin apparait alors en relief.  

 

 

 

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Photo : Pays Basque magazine

 

Les branches incisées  une fois passée au four 

 

 

Le makila devra sécher pendant 10 à 12 ans. Ensuite, c'est un secret de fabrication que cette famille se transmet de génération en génération pour la coloration du bois.

Après ces longues années de séchage, il faut l'habiller :

un pommeau en corne,  un tressage en cuir et la dragonne, une dague invisible sous la poignée qui reste amovible.

Ensuite, le nom du propriétaire, la date de fabrication et une devise propre au destinataire sont gravées.

 

 

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Le pommeau, le tressage et la dragonne

et l'inscription sur la partie en argent. 

 

 

 

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La pointe qui se fiche bien dans le sol pour marcher,

et les dessins gravés ainsi que le nom du fabricant et son village

 

 

 

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En dévissant la poignée, nous trouvons l'arme. 

 

 

 

Le makila est un produit de l'artisanat et requiert un véritable travail d'orfèvre.

 

 

 

A bientôt

 

 

Amatxi

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