Bonjour,

 

 

Dans les contes et légendes du Pays Basque, il existe de nombreux personnages.

 

L'un d'entre eux, le Lamina (Laminak au pluriel) est très présent dans le monde de la nuit.

La plupart du temps, le Lamina est représenté sous l'apparence d'une jeune femme,

d'une grande beauté mais ses pieds ont la forme de pattes de poules, d'oies ou de chèvre.

 

 

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source : Wikipédia

 

La Lamina, avec des pattes d'oie

 

 

 

260px-Lamia Garagartzan Arrasate 2007-01-01

source : Wikipédia

 

En bord de mer, elle est représentée avec une queue de poisson,

comme une sirène.

 

 

Les Laminak font parfois appel aux humains pour réaliser certaines tâches,

mais en d'autres occasions, ce sont elles qui aident les hommes.

Il parait que quelquefois, elles enlèvent des personnes.

Pour éviter cela, on portait des amulettes.

 

On attribue aux Laminak l'édification de certaines constructions,

 notamment des ponts tel que celui de Bidarray, ou celui de Licq,

ainsi que certaines maisons, des églises ou des châteaux.

 

 

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source : Connaître le Pays Basque, G. Pialloux

 

Le pont de Bidarray

 

 

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source : Le Pays de la langue Basque (Orhipean) 

 

Le pont de Licq (Soule)

 

 

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Il y a bien longtemps de cela, les Laminak du mont Lexarantzü décidèrent de contruire un pont sur la rivière de Licq. Tâche considérable s'il en fut!

Mais y a-t-il quoi que ce soit que les Laminak ne puissent faire ?

 

C'était une nuit noire, car elles ne veulent pas de témoins. Elles se mirent au travail

en silence et avec ardeur, afin de terminer le pont avant l'aube.

 Elles élevèrent l'arche du pont, non pas depuis les deux rives comme le font les hommes, mais d'une rive à l'autre, ainsi que le font les Laminak d'habitude.

 

Non loin de là vivait un boulanger qui, comme à l'ordinaire, alluma le feu de son four

 peu après minuit. Un jeune coq du poulailler, voyant la lumière du four et croyant

que c'était déjà l'aurore commença à chanter et à battre des ailes.

Les Laminak tenaient la dernière pierre dans les mains,

elles étaient sur le point de la poser, lorsqu'elles entendirent le cocorico du coq.

Soudain, plouf ! elles la jettèrent à la rivière et, poussant un hurlement sonore,

elles disparurent dans l'obscurité.

 

Depuis, lorsque l'eau de la rivière est transparente, on peut voir au pied de l'une des butées du pont, un grand trou qui est celui qu'aurait dû remplir la dernière pierre des Laminak.

 

 

Texte : source : Le Pays de la langue Basque

                            Orhipean - Xamar

 

 

 

A bientôt

 

 

 

Amatxi

 

 

 

 

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