Bonjour,

 

Suite de notre légende.


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Ravie, elle s'en retournait donc chez elle. Tout à coup, entendant quelque bruit, elle tourne la tête .... Adieu ! Sans même qu'elle s'en rendre compte, elle perd ... sa tabatière en or !

Toujours avec son Lamina, elle arrive au bord de l'eau. Comme précédemment, le Lamina prend sa baguette et frappe. Mais, cette fois, l'eau ne s'est point divisée.
Il frappa encore une fois; mais encore une fois, bien inutilement. Dès lors, le Lamina savait pourquoi l'eau ne se divisait pas; mais il n'osait pas s'en ouvrir encore à sa compagne. Une dernière fois, il frappe avec la baguette .... Et l'eau de demeurer toujours immobile!
Le Lamina dit alors à la femme :
"Vous devez avoir, sur vous, quelque petite chose à nous et que vous aurez prise par mégarde ?"
Elle veut dissimuler et répond :
- Je ne crois pas, madame Lamina !... A moins que ce ne soit quelque épingle ...
Elle se fouille et dit :
- Non, non, je ne trouve rien.
- Cependant, je n'arrive pas à diviser l'eau !... Et dès lors, si vous ne dites pas votre larçin, nous voilà ici pour un moment !
Et la bonne femme de dire alors :
- Tout ce que j'ai sur moi, c'est un tout petit peu de votre pain que j'ai pris dans le coin de mon mouchoir, afin de montrer chez moi combien il est blanc. (Il l'était, dit-on, plus même que la neige.)
- C'est une chose qui peut arriver à tout le monde ...
Mais on ne peut rien emporter de chez nous. Voilà pourquoi vous me rendrez ce pain, je vous prie, personne ne devant jamais rien voir de ce qui nous appartient.

La brave femme lui rend donc le pain, et à peine la baguette a-t-elle effleuré l'eau, que, tout de suite, cette eau s'entrouvre et se range.
En même temps aussi s'évanouissait le Lamina ....

La pauvre femme de Gaazetchea, cette nuit, y gagna d'avoir fait son voyage pour rien, car, tandis qu'elle s'en revenait, les cinquante francs fondirent eux aussi dans sa poche !

Voilà pourquoi, de nos jours encore, nous ne savons pas au juste des Laminak, ni ce qu'ils sont, ni de quoi ils se nourrissent, ni dans quelles habitations ils vivent.



A bientôt



Amatxi




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